Les professeurs d'instrument du département Musique de Ton sur Ton

M. Schneider (fl)

 
Avec une grande liberté pédagogique sans contraites et adapté au besoins de chaque étudiant, Mathieu Schneider prépare les enfants dès 7 ans à la flûte traversière en passant au besoin par la flûte à bec. Il prépare également les étudiants de flûte  jazz avancés au certificat de fin d’étude non pro et aux admissions en classe professionelles des  HEM jazz.
« Incroyable », « impressionnant », « j'en reste sans voix »... Voici quelques-uns des nombreux commentaires laissés sur le site YouTube par les internautes ayant visionné les vidéos « Beatboxing Flutes Loops », publiées par Mathieu Schneider. Sur ces enregistrements renversants, on découvre le flûtiste qui, à l'aide d'un « looper », s'enregistre en temps réel puis rejoue sur ses propres boucles. Couche après couche, il se transforme ainsi en un ensemble de flûtes à lui tout seul. Voire en un orchestre entier, puisqu'avec sa seule flûte, il est capable d'imiter à merveille une basse ou un set de percussions.
Mais pour impressionnantes qu'elle soient, ces vidéos ne représentent qu'une infime partie du talent de l’éclectique Mathieu Schneider. Soliste survolté dans l'ensemble de jazz électrique Inside Out, virtuose malicieux dans le quatuor humoristique Les Gais Lutrins ou sideman de luxe pour le saxophoniste Georges Robert, il a aussi écrit et interprété les bandes-sons de différents spectacles. Pédagogue reconnu et apprécié, il est également enseignant au Conservatoire de musique neuchâtelois, section classique et jazz, ainsi qu'à la section jazz de la Haute école de musique (HEMU) de Lausanne.
Si Mathieu Schneider possède un solide bagage classique, il l'a transcendé au profit d'un style résolument personnel et original. Grâce à un jeu très rythmique ainsi qu'aux effets de voix, cet improvisateur hors pair propose une approche plutôt « musclée » de l'instrument, qui tranche avec les joliesses souvent reprochées aux flûtistes de jazz.
Outre la traditionnelle flûte en do, cet artiste aux multiples talents utilise aussi les flûtes alto et basse. Expérimentateur insatiable, il  a été l'un des premiers musiciens en Suisse, dès 1988, à adopter l'EWI (pour Electronic Wind Instrument), une sorte de saxophone électronique qui permet de contrôler par le souffle un synthétiseur.